Samarium

Samarium

Le nom de Samarium n’a rien à voir avec la province israélienne de Samarie. Il provient d’un minéral rare dit samarskite, et nommé ainsi parce qu’il avait été découvert par un ingénieur des mines russe nommé Samarski.

Dans les années 1870, le physicien français Lecoq de Boisbaudran analysait le spectre d’émission de tous les minéraux qu’il avait sous la main. En 1879, il découvrit une raie lumineuse inconnue mais très fine dans un échantillon de samarskite. En poursuivant ses recherches, il parvint à isoler l’oxyde d’un nouvel élément, qu’il appela Samarium en l’honneur de Samarski.

On trouve le Samarium en très petites quantités dans la samarskite, la monazite et la cérite, où il est en général mélangé avec les 13 autres éléments dits des terres rares. Sa production est un quasi monopole de la Chine, qui exploite une mine aux confins de la Mongolie.

Le métal pur n’a été obtenu que récemment, et ceci par électrolyse du Citrate de Samarium, avec une électrode de mercure. C’est un métal brillant, légèrement jaune, et qui se ternit vite à l’air. L’oxyde de Samarium Sm2O3 est jaune, et se dissout dans la plupart des acides pour former des sels de Samarium, jaunes eux aussi.

Le Samarium est un métal rare qui n’a pas beaucoup d’applications. Sa principale application est l’alliage qu’il forme avec le cobalt SnCo5, qui a des propriétés magnétiques exceptionnelles. Il peut former des aimants permanents deux fois plus puissants que les aimants Cobalt - Platine, qui étaient déjà très performants. On insère cet alliage dans les micros des guitares électriques. Le plus fort aimant actuel correspond à la formule CoSm5Fe16Nd2B.

On utilise l’oxyde de Samarium en optique en spectroscopie infra-rouge. On fabrique également des lasers au Chlorure de Calcium dopé au Samarium. Ces lasers ont permis de mesurer avec précision la distance Terre – Lune.

On utilise aussi le Samarium comme capteur de neutrons dans les réacteurs nucléaires.

Modifié le: jeudi 14 avril 2016, 08:35